Sortie Cinéma 120 battements par minute

Sortie au cinéma le Capitole du mercredi 27 septembre pour les Terminales ES.

Pitch du film:  Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par Sean qui consume ses dernières forces dans l'action.

Cette sortie éducative s'inscrit dans le programme d'ES et de la discipline Regards Croisés. Cette discipline a pour objectif d’utiliser diverses approches pour traiter d’un problème contemporain. Il est ici question de la thématique suivante: Action publique et Régulation; et plus précisément de: Comment un phénomène social devient-il un problème public? 

Les élèves ont travaillé sur les leviers qu’ont à leur disposition les citoyens pour transformer une préoccupation sociale qui les touche en un problème public.

Il faut pour cela que le phénomène en question devienne un sujet d’attention et qu’il fasse l’objet d’une catégorisation, c’est à dire dès lors qu’il est considéré comme problématique par une partie de la société. Il résulte donc d’un travail collectif de construction. L’objectif final étant que ce problème public prenne un caractère politique.

C’est ce qu’il se passe lors de son inscription sur l’agenda politique. La sélection et la construction des problèmes publics sont un enjeu de conflit et de coopération entre les différents acteurs sociaux. 
Toutes les notions déjà étudiées se retrouvent dans le film. On suit ainsi les tentatives de l’association Act Up pour imposer la problématique du sida dans l’espace public. Cela passe alors par les problèmes de diffusion; à savoir les médias.

Plus particulièrement, le film retrace les années Act Up et reconstitue une période de stigmatisation, de peur, de souffrances et de rejet de l'autre. En partant d’une vision macro (la vie associative et les actions d’Act Up) pour peu à peu centrer son propos sur une micro vision (l’histoire d’amour entre Sean et Nathan), le film réussit à faire peu à peu entrer les spectateurs dans l’intimité de la maladie et des personnes qu'elle fauche.  Le film met en lumière l’horreur d’une génération qui a été sacrifiée et le décès de 36 millions de personnes à travers le monde depuis 1980.

Un débat avec l'association AIDES a suivi la projection du film. Les élèves ont pu échanger avec deux représentants de l'association, sur le film et sur l'actualité de la maladie, car si aujourd’hui les traitements s’avèrent efficace, il n’en reste pas moins que la maladie se propage toujours (6000 contaminations de plus en France chaque année, une contamination toutes les 17 secondes dans le monde). On estime qu'environ 153 000 Français vivent avec le VIH en France mais parmi eux, 25 000 personnes ignorent qu’elles sont séropositives.

 

NB: Merci à Jules Perez pour sa participation à l'écriture de l'article.